Chase, James H - James Hadley Chase, Suite

James Hadley Chase, Suite

       
 

Une manche et la belle - 1954

Ce ne sont pas les scrupules qui l'étouffent, mais plutôt les filles qui se jettent à son cou. Il faut reconnaître que Chad Winters est bourré de qualités.
Bel homme, intelligent, sûr de lui, il a aussi un goût prononcé pour l'argent.
Même quand tout vous sourit, on a parfois besoin de changer de peau. C'est là que la chance peut virer de bord.

 
 

Partie fine - 1954

Ken tenait le briquet au-dessus de sa tête. La flamme diminuait progressivement. Dans un instant, elle allait s'éteindre. il avança, scrutant l'obscurité de la pièce. La fille était couchée en travers du lit, les bras levés au-dessus de la tête, entièrement nue. Un mince filet de sang courait entre ses seins et formait une flaque sur le sol. Ken demeura paralysé, les yeux rivés sur elle, incapable de faire un mouvement. La flamme dansante du briquet s'éteignit tout à coup.

 
 

Alerte aux croquemorts - 1954

Chaque année, partout, des gens s'évanouissent du jour au lendemain dans la nature, sans laisser la moindre trace. Un père de famille, une sœur, des amoureux partis faire du camping en montagne… Le meurtre, toujours, est envisagé, l'histoire sordide incroyable, la rencontre d'un monstre… Chet Sladen, journaliste spécialisé dans les faits divers, tient là un sujet en or pour relancer son journal en faillite. Son rédac chef le harcèle. Le public veut du sang, de l'émotion, du mystère. Une danseuse disparue dans sa loge des mois plus tôt sans que personne ait compris ce qui lui était arrivé semble être une accroche du tonnerre. Chet, qui réouvre l'enquête, ne sait pas encore à quel point il a raison.

 
 

En crevant le plafond - 1955

Les yeux exorbités, le mécanicien regarda Harry entrer dans le poste de pilotage et esquissa le geste de se lever.
- Restez où vous êtes ! ordonna Harry. C'est un hold-up. Mettez le pilotage automatique et allez tous les trois dans la cabine ou je vous troue la peau.
- Vous êtes fou, fit McClure, le pilote. On va tous s'écraser.
- Ne vous tracassez pas pour ça, je sais piloter un zinc aussi bien que vous.
- Si c'est après les diamants que vous en avez, vous ne pourrez pas vous sauver avec : une escorte nous attend au terrain.
À ce moment-là, un coup de feu retentit, aussitôt suivi par la détonation d'une arme de plus gros calibre.

 
 

Fais moi confiance - 1956

«N'allez pas croire que je n'étais pas tenté. Je savais que je n'avais qu'à me lever et à la prendre dans mes bras. Elle ne se défendrait pas. Elle avait tout ce qu'un homme peut désirer. Elle avait aussi un père particulièrement soupçonneux, du fric d'origine douteuse, des amants plus dangereux les uns que les autres. Sans parler du cadavre de ce gangster qu'on avait découvert - et vivement escamoté - un jour dans sa chambre, et qui clamait vengeance. Bref, une fille à manier avec autant de précautions qu'une bombe à retardement.»

 
 

Pochette surprise - 1957

« La porte s'ouvrit sur un petit homme trapu. Il avait l'oreille droite repliée contre la tempe. À un moment quelconque de sa carrière, il avait dû recevoir une enclume sur la tête. Son nez aplati lui couvrait tout le visage. - Regardez bien cet homme, Hertz, dit Creedy. Je veux que vous vous souveniez de lui. Je vous demanderai peut-être un jour de vous occuper de lui. Hertz se retourna et me dévisagea. Ses petits yeux de gorille vexé me détaillèrent, mais son visage mutilé demeura impénétrable. D'une voix basse et rauque, il dit enfin : - Je le reconnaîtrai, patron. »

 
 

Le démoniaque (A tenir au frais) - 1958

Il était jeune, joli garçon, il avait pour papa un gros ponte du cinéma. Bref, pas de quoi se biler dans l'existence. Sauf qu'il entendait des voix. Ou plutôt, une voix. Intérieure, insistante, qui lui commandait de tuer pour se prouver qu'il était un homme, un vrai. Un jour, la voix devint si obsédante qu'il se décida. À tuer une femme. Il la choisit, presque au hasard, sur la plage de Cannes, parmi la foule des habitués du Festival. Quel malheur pour la petite Lucille qu'elle ait été starlette. Et si jolie.

 
 

Pas de mentalité - 1959

Les boulots faciles, ça finit toujours par foirer à un moment ou à un autre. Le secret de la réussite. c'est la difficulté ! Telle était la philosophie de Frank. Et pour la mettre en pratique, il avait imaginé de s'attaquer à un fourgon blindé à l'épreuve de la dynamite. Dingue ! Mais il faut dire qu'il avait un sérieux atout en la personne de Ginny, une petite brune pas laide à regarder, et futée comme pas une.

 
 

Au son des fifrelins - 1960

Un corps excitant, un passé sans doute orageux, mais ç'était une mine d'or. Je l'avais tirée des pattes d un tueur, elle m avait volé le peu d'argent que j'avais, moi, minable pianiste de bastringue. Mais je voulais en faire une vedette, et j y arriverais, j'en étais sûr. Jusqu'au au jour où elle loupa sa première audition et où je m aperçus quelle était camée jusqu'aux yeux.

 
 

Tirez la chevillette - 1960

J'avais un boulot pépère : monteur-réparateur de coffres-forts. Un jour, la tentation : j'essaie de cambrioler le coffiot d'un client plein aux as. Pris en flag, me voilà condamné à dix ans. Je me suis évadé, j'ai couru, couru et, par chance, j'ai retrouvé, dans les montagnes, la paix je suis devenu l'adjoint d'un brave type, patron de restau. Mais il avait une femme trop jeune et trop belle pour lui. Et il a fallu que je débloque encore. Il y en a, je vous jure, ils n'apprendront jamais !

 
 

Mise en caisse - 1961

Un ivrogne et un raté, voilà ce que j’étais devenu en sortant de prison. Je ne retrouvais pas de boulot, j’étais sur la liste noire parce que, trois ans plus tôt, j’avais fourré mon nez de reporter dans une affaire pourrie qui ne me regardait pas. Résultat : on m’avait collé le meurtre d’un flic sur le dos. Et à présent, voilà que j’en étais à voler des sacs de dame dans les cabines téléphoniques ! Jusqu’où peut-on tomber trop bas !

 
 

Un lotus pour miss Chaung - 1961

D'une part, une enfant brune, aux yeux en amande, à la bouche touchante et à l'amour immense... d'autre part, cent vingt diamants d'une eau incomparable... Quelle est la vraie richesse ? Jaffe ne se posait pas la question. Il voulait tout avoir et rien payer.

 
 

L'héroïne d'Hong-Kong - 1962

Un objet, qui aurait pu être un gros bourdon, me frôla ; au loin, sur la colline, un coup de feu retentit. Je plongeai dans l'herbe, au pied de la cascade. Prudemment, je relevai la tête et regardai en arrière pour improviser un plan de retraite. Un nouveau coup de feu éclata. Ainsi, ils étaient deux! Deux tueurs chinois qui allaient attendre, attendre longuement, avant de venir s'assurer que j'étais bien mort. Je me préparai à les affronter.

 
 

Tueur de charme - 1962

— Ainsi, dit Kit, vous allez prendre cette pauvre fille comme bouc émissaire. C'est elle que les flics accuseront du vol. Et s'ils la rattrapent ? Ils la feront parler. Ils se rendront compte immédiatement qu'elle n'est pas coupable. Alors ?
— Ils ne la rattraperont jamais, fit Calvin. Ils la retrouveront, mais elle ne sera plus en mesure de... parler.
Kit frémit, se raidit.
— Après tout, dit Calvin, vous le voulez, cet argent, oui ou non ? Moi, oui. Et rien ne m'arrêtera.

 
 

Un beau matin d'été - 1963

Vic traversa le patio et jeta un coup d'œil dans la niche de Bruno. Elle était vide. Il siffla, attendit un moment, puis, ne voyant pas le chien accourir comme chaque matin à son appel, fit quelques pas vers le désert. Le soleil se levait sur les dunes. Tout était silencieux. Trop silencieux. Vic sentit un frisson lui parcourir l'échine.

 
 

Chambre noire - 1966

Pauvre Cade. Un génie de la photo aux dires de tous... Autrefois car aujourd'hui, alcoolique au dernier degré, il a claqué tout son fric pour une belle Mexicaine. Il décroche bien des petits boulots mais partout on lui fauche ses clichés.
Liquidé, plumé, viré, pour lui la mort, c'est comme un dernier flash.

 
 

L'homme à l'affût - 1968

Ah! Ils forment une drôle d'équipe, Le "colonel" Shelley, un des escrocs les plus élégant et les plus astucieux du monde des affaires, et son amie Martha, une énorme bonne femme, qui se bourre de petits fours, mais qui a le génie pour organiser les cambriolages, sans jamais avoir volé une botte de radis de ses propre mains.
Leur terrain de manœuvre: la Floride où tous les gros richards rappliquent avec leur épouses ou maitresses couverte de bijoux.
Avec l'aide d'une petite frappe pour qui les serrures n'ont plus de secrets et une nièce trapéziste, ils vident les coffres-forte, hardi petit!
Mais pour l'affaire du collier Esmaldi, il fallait aussi endosser un cadavre.

 
 

Le vautour attend toujours - 1969

En vue de cette expédition au Natal, ils avaient fait les choses en grand, les trois aventuriers chevronnés : hélicoptère, Land Rover, plusieurs bantous et même une fille sensationnelle. Et tout ça pour récupérer une bague. Ce bijou ayant appartenu à César Borgia avait été volé par Kahlenberg qui, dans ses caves, entassait des trésors fabuleux. Si les femmes sont volontiers croqueuses de diamants, les crocodiles sont croqueurs de bonshommes. Quant aux vautours, ils se contentent des restes.

 
 

Simple question de temps - 1972

Alors, la vieille, faudrait peut-être songer à passer l'arme à gauche un de ces jours. On est patients, mais tout de même..."
Voilà ce que pensaient les trois personnes qui formaient l'entourage immédiat de la richissime Mme Morely-Johnson. Son chauffeur, Bromhead, anglais distingué et faussaire de génie, Sheila Oldhill, sa dame de compagnie, charmante et dévouée, enfin le séduisant Patterson, son banquier qui s'était fait piéger en beauté dans cette combine.
Mais il existe des gens assez dingues pour ne pas aimer l'argent. Et des vieilles dames qui ont la vie dure.

 
 

En galère - 1973

Voici l'histoire de Johnny Bianda, garde du corps dans un gang affilié à la Mafia, un homme dont le seul rêve était de posséder un bateau et de le louer aux riches sportifs qui bêchent au large des côtes de Floride. Pour réaliser ce rêvé, il n'hésite pas à s'emparer de 186' 000 dollars appartenant au gang.
Mais il savait que l'organisation finirait par le retrouver et le tuerait.
Ce n'était qu'une question de temps. Un sursis d'un an peut-être.
Pourtant il estimait que ce n'était pas payer trop cher la joie de sentir le pont d'un bateau se balancer sous ses pieds. Il n'ignorait pas qu'un jour ou l'autre on viendrait frapper à sa porte... mais il n'avait pas prévu que ce jour arriverait aussi tôt.

 
 

Le zinc en or - 1974

Le colonel Olson, héros du Viêtnam, devenu pilote civil, a le projet de faucher un appareil qui vaut dix millions de dollars. Pour l'aider, il fait appel à Jack Crane, son ancien mécanicien, qui naguère a descendu du Viet, surtout pour détrousser les cadavres. Un petit ange, quoi. Jack est partant mais c'est l'atterrissage qui est plutôt dangereux. Dame, s'il ne s'était pas risqué à séduire la belle et redoutable Vicky Essex, unanimement considérée comme la reine des peaux de vache, les choses se seraient peut-être passées autrement.

 
 

Les poissons rouges n'ont pas de secret - 1974

À Eastlake, cité résidentielle de grand standing, habitent et fraternisent des snobs dont les revenus crèvent tous les plafonds. Et puis un beau jour, le directeur d'un luxueux magasin self-service installe des caméras dans ses locaux pour prendre sur le fait les clientes indélicates qui ont la main faucheuse. Alors là, tout se gâte car, au lieu de les dénoncer aux flics, il les fait chanter. Et dans ce genre de chansonnette, on peut donner de la voix quand on a du pognon. On risque aussi de se faire flinguer proprement. 

 
 

A pieds joints - 1973

Du passé surgit une femme que Clay Burden a passionnément aimée : Valérie... La croyant perdue pour lui, il s'est marié. De son côté, elle a épousé Vidal, un riche homme d'affaires. Pour Clay, la situation ne présente aucun problème : un double divorce, et ils commencent une nouvelle vie. Mais ce n'est pas aussi facile qu'il le croit. Vidal tient Valérie sous sa coupe. Elle vit dans une constante terreur. Pour la soustraire à cet envoûtement, il n'y a qu'une solution : supprimer Vidal... Pauvre Clay... le vrai jobard.

 
 

Fais moi plaisir .... crève ! - 1976

Après avoir tiré cinq ans de prison, j'ai échoué à Wicksteed, un trou perdu sur la côte du Pacifique où tout le monde est décidément très chouette et ne songe qu'à aider son prochain.
Bien vite gagné par cet esprit civique, j'ai filé un coup de main à Beth Marshall pour la débarrasser de son mari. Je comptais bien avoir et la femme et l'argent mais on tombe très souvent sur des ingrats.

 
 

Qui vivra rira - 1976

Ça n'a rien de réjouissant d'avoir affaire à un vrai dingue qui, par esprit de vengeance, vous oblige à participer au braquage de la banque "la plus sûre du monde". Or c'était moi qui avais mis au point le système de sécurité. Le type m'a bien possédé en collant tout simplement : un cadavre dans le coffre de ma voiture. Un beau chantage avec choeurs et orchestre. Tout ça, pour les beaux yeux de Glenda, une vraie furie rouquine, qui tire ses chèques à coups de mitraillette.

 
 

Tu crois pas si bien dire - 1979

Jerry Stevens, acteur de second plan en chômage, se voit proposer un engagement de 1000 dollars par jour pour incarner John Ferguson,
un des types les plus riches du monde. Pas à l'écran, mais dans la vie.
C'est afin de permettre à l'homme d'affaires de conclure un marché en secret, sans être harcelé par ses concurrents et les journalistes. Stevens accepte ce rôle de « doublure ». Mais le fabuleux cachet cache la pilule. S'il entre dans la peau du personnage, il sombre en même temps dans un cauchemar d'intrigues, de meurtres, et risque de perdre la vie sous l'identité d'un autre. Petit rôle, on n'est pas grand-chose, soit, mais quand même !

 
 

File-moi une couverture - 1980

Père d'un héros du Vietnam, le vieux Jackson, un type teigneux qui fait l'élevage des grenouilles, envoie une lettre à la Parnell Detective Agency pour signaler la disparition de son petit-fils, dont il a la charge. Dirk Wallace, enquêteur de l'agence, est chargé de cette mission. Une simple fugue, apparemment. Mais à son arrivée à Searle, un bled perdu, les choses se gâtent. On parle beaucoup, on ment souvent, on assassine gaiement. Et Wallace doit remuer la boue de ces étangs nauséabonds pour faire jaillir la vérité qui n'est pas nue, mais travestie

 
 

Tu me suivras dans la tombe - 1981

Quand on est un scénariste à succès à court d'imagination par suite d'ennuis d'ordre sentimental, rien ne vaut une retraite dans un chalet perdu dans la nature en attendant les idées... et la visite d'un tueur fou en cavale. II a déjà six morts à son actif et n'hésiterait pas à faire un carton sur son hôte. Il en bave, le scénariste, mais si sa vie ne tient qu'à un fil, lui, en revanche, tient enfin son sujet. Fumant !